Évènement

Sentinelles des libertés - Fin de vie libre et choisie : doit-elle devenir un droit ?

Mis à jour le 22.04.2022

09mai.
18:30
20:30

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Liberté de choix ou régression éthique porteuse de dérives ? Sensible, clivant, complexe, le débat sur l’euthanasie n’est pas nouveau.
 
En Belgique, l’euthanasie concerne à 87,3 % des plus de 60 ans et à 67,4 % des plus de 70 ans. Du côté des soignants, ceux qui sont en première ligne exercent en soins palliatifs, et dénoncent régulièrement le manque de moyens. 

En France, le gouvernement a lancé en septembre 2021 un plan national de 171 millions d’euros pour 2021-2024 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie, dont 5 millions afin de renforcer les équipes mobiles des soins palliatifs. Mais ces moyens sont jugés encore trop insuffisants par les soignants.
 
En avril 2021, le député Falorni a déposé une proposition de loi qui a relancé le sujet de la légalisation de l’euthanasie. Dans ce contexte, l’IFOP, pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a publié un sondage révélant que 93% des Français étaient favorables à une autorisation de l’euthanasie pour les maladies insupportables et incurables. 69% jugeaient également que la loi Claeys-Leonetti de 2016 doit être fortement modifiée ou abrogée car elle n’est pas efficace, et 87% jugeaient qu’il était urgent que l’Assemblée nationale se saisisse de ces sujets.
 
À cette même période, la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a organisé une consultation à laquelle 2.000 acteurs des soins palliatifs ont répondu. Les deux tiers sont opposés à la légalisation d’une « aide active à mourir » et, parmi eux, un tiers envisage de démissionner si cela arrivait.
 
Dans ce contexte, le barreau de Paris propose un débat en webinaire, dans le cadre de ses sentinelles des libertés, modéré par Julie Couturier, bâtonnière de Paris, et Delphine Jaafar, membre du conseil de l'Ordre de Paris.
 
Interviendront :

  • Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à la maire de Paris, président d'honneur de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) ;
  • Damien Le Guay, philosophe, vice-président du Comité national d’éthique du funéraire, enseignant à l’Espace éthique de l’AP-HP (sur les questions d’éthique de la mort) et maître de conférences à HEC ;
  • Stefan Disch, avocat au barreau de Lausanne.

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