Vie professionnelle

Twitter ses conditions de travail

Difficultés en entreprise

Mis à jour le 30.09.2015

Depuis le mois de novembre un employé de la chaine de restauration rapide twitte son quotidien au travail sous un pseudonyme. L’employé évoque notamment de mauvaises conditions de travail ainsi que le manque d’hygiène. Le fast-food dément les faits allégués et envisage en conséquence de porter plainte pour diffamation contre son salarié.

Que risque l’employé ? 

Les conséquences sociales :

Le salarié peut être suspendu de ses fonctions et risque une sanction disciplinaire.

En effet, les salariés sont tenus envers leur employeur d’une obligation de loyauté et de discrétion qui découle de l’article L 1222-1 du Code du travail.

Cette obligation implique, de façon générale, à ne pas nuire à la réputation ou au bon fonctionnement de la société durant toute l’exécution du contrat de travail, notamment par des actes de dénigrement ou de concurrence contraires à l’intérêt de l’entreprise.

Ainsi, le salarié ne doit pas évoquer de manière négative l’entreprise qui l’emploie sur les blogs et réseaux sociaux, même en dehors de ses heures de travail. Un tel agissement constitue un motif réel et sérieux de licenciement.

Plusieurs salariés ont déjà été licenciés pour avoir dénigré leur employeur sur leur page Facebook.

Par conséquent, le salarié mis en cause peut donc être licencié pour faute grave, c’est-à-dire sans préavis ni indemnités de départ.

Le salarié, confronté à une telle situation, se doit d'utiliser les recours dont il dispose pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, tels que contacter l'Inspection du travail.

Les conséquences pénales : 

La liberté d’expression des salariés existe uniquement dans la limite de la diffamation et de l’abus.

Dans la mesure où les allégations du salarié portent préjudice à la marque, l’employeur peut intenter une action en justice.

Le juge pénal recherchera si le salarié a abusé de sa liberté d’expression en portant préjudice à son employeur.

Il est de jurisprudence constante que l’utilisation de propos injurieux ou diffamatoires est caractéristique d’un abus de la liberté d’expression.

Mais les juges apprécient au cas par cas les propos et les circonstances dans lesquelles ils ont été tenus, pour se prononcer ensuite sur leur éventuel caractère diffamatoire et éventuellement sur le montant des dommages et intérêts dans l’hypothèse où la diffamation est caractérisée.
 

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